Tianjin Eco-City: la croissance durable?

Publié le par Benjamin Marias .


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Bien que débuté en 2007, le projet « Sino-Singapore Tianjin Eco-City » passe pour le moins inaperçu en Europe. Située au Nord-est de la Chine, Tianjin est la plus importante zone urbaine en Chine continentale. Désireux d’attirer l’attention sur les relations possibles entre développement durable et rapide urbanisation, les gouvernements de Singapour et de Chine se sont associés dans le but de créer « une ville prospère, socialement harmonieuse, respectueuse de l’environnement et utilisant efficacement ses ressources ».

Située à 40km du centre de Tianjin (et à 150km du centre de Beijing), sa superficie sera d’environ 30km² avant un éventuel agrandissement. L’Eco-City se trouve dans une zone à forte croissance et dont le développement est d’une forte rapidité avec notamment la proximité de Beijing. Ce qui ne va pas sans poser de problèmes: les investissements massifs dans la région ont déclenché de nombreux booms économiques.

Ainsi, la promotion du développement durable par la ville de Tiajin (hôte d’un sommet mondial sur l’environnement en 2010) montre toute l’urgence et le caractère stratégique du problème.

Du coté des éco-technologies mise en oeuvre, on peut retenir :

  • des innovations classiques telles que les éoliennes et panneaux solaire,  l’exploitation des différences de température du sol au moyen de pompes à chaleur géothermiques pour créer de l’énergie.
  • des technologies intelligentes comme le nouveau système d’éclairage de Philips, capable de détecter une présence grâce au son et au mouvement afin de laisser la lumière éteinte au maximum.
  • des innovations à l’essai avec le EN-V (Electric Networked-Vehicle) de General Motors, révolutionnaire puisqu’il ne nécessite aucun conducteur.

Enfin, des indicateurs ont été fixé afin d’atteindre un bon niveau de performance environnementale: l’eau du robinet sera potable, l’ensemble des émissions carbone de l’Eco-City n’excèderont pas 150 t Eq CO2/an, tous les bâtiments seront « basses consommations », 90% des trajets au sein de l’Eco-City s’effecturont au moyen de transports non-motorisés en 2020, etc.

L’accent a également été mis sur les conditions de vie, puisque des nombreux parcs et espaces verts font partie de l’ « Eco-Core » de la ville et que des parcs de loisirs gratuits seront accessibles dans un rayon de 500m. D’autre part, toutes les routes tolèreront piétons et cyclistes et qu’une route appelée « Eco-Valley » s’étendra de part et d’autre de la ville et sera équipé d’un tramway. De plus, de nombreuses bornes de rechargement pour voitures électriques inciteront les habitants à recourir à ce type de véhicule plutôt qu’à une voiture conventionnelle. Enfin, si près de 60 familles habitent déjà l’Eco-City, la population devrait croitre de façon exponentielle jusqu’à obtenir son seuil de 350.000 habitants.

Même si l’Eco-City de Tianjin n’en est qu’à ses balbutiements, elle n’en reste pas moins dotée d’un fort potentiel et accueille déjà des habitants. Afin d’être un véritable succès il faudra cependant compter sur les citoyens de cette communauté et leur respect de la vision des créateurs de l’Eco-City.

A noter: Plus de la moitié de la population chinoise vie en milieu urbain, soit 690 millions de personne, ce qui représente le double de la population américaine. Dans les années 80, moins de 20% des chinois résidait en ville. En 2030, 75% de la population chinoise vivra dans un environnement urbain.

  1. IKOUTI Elie dit :

    C’est une conception de developpement qui serait propice aux pays Africains. Ainsi je nourri le reve de voire ce genre de developpement durable dans nos ville africaines…